Un Pyromane à l'Elysée Le Nouvel Horizon de Dakar Le rêve obsessionnel de "l'Iznogoud de Neuilly" de s'installer enfin à la place du calife Chirac s'est réalisé. Ne reculant devant rien, Sarkozy, pratiquant une politique du bouc émissaire vieille comme le monde en jouant sur les peurs et les fantasmes des Français, a réussi à installer durablement dans le débat national le thème de l'insécurité, auquel sont automatiquement associés les immigrés. Des immigrés dont il prévoit de "nettoyer au Kärcher" les rejetons turbulents quand il ne leur reproche pas d'égorger des "moutons dans les baignoires". Pour atteindre cet objectif, Sarkozy a fait feu de tout bois, n'hésitant pas pratiquant la surenchère xénophobe avec sa proposition de créer un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale", lui dont le père est pourtant venu d'une obscure bourgade hongroise. Certains supporters du petit Napoléon de l'UMP n'ont pourtant pas manqué de prendre leurs distances par rapport à cette dernière trouvaille, sans vouloir admettre une évidence qui saute pourtant aux yeux : la lepénisation de Sarkozy. Les incidents survenus à la gare du Nord, après qu'un banal contrôle d'identité eut tourné en quasi émeute avec des jeunes issus de l'immigration conspuant le nom de Sarkozy, présage des moments chauds que s'apprête à vivre la France avec une présidence Sarkozy.
Le rêve obsessionnel de "l'Iznogoud de Neuilly" de s'installer enfin à la place du calife Chirac s'est réalisé. Ne reculant devant rien, Sarkozy, pratiquant une politique du bouc émissaire vieille comme le monde en jouant sur les peurs et les fantasmes des Français, a réussi à installer durablement dans le débat national le thème de l'insécurité, auquel sont automatiquement associés les immigrés. Des immigrés dont il prévoit de "nettoyer au Kärcher" les rejetons turbulents quand il ne leur reproche pas d'égorger des "moutons dans les baignoires". Pour atteindre cet objectif, Sarkozy a fait feu de tout bois, n'hésitant pas pratiquant la surenchère xénophobe avec sa proposition de créer un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale", lui dont le père est pourtant venu d'une obscure bourgade hongroise.
Certains supporters du petit Napoléon de l'UMP n'ont pourtant pas manqué de prendre leurs distances par rapport à cette dernière trouvaille, sans vouloir admettre une évidence qui saute pourtant aux yeux : la lepénisation de Sarkozy. Les incidents survenus à la gare du Nord, après qu'un banal contrôle d'identité eut tourné en quasi émeute avec des jeunes issus de l'immigration conspuant le nom de Sarkozy, présage des moments chauds que s'apprête à vivre la France avec une présidence Sarkozy.
Sarkozy, le cauchemar des Africains Le Bénin aujourd'hui Il le désirait ardemment, de manière apparemment obsessionnelle et il l'a eu : le pouvoir suprême. Le second tour de la présidentielle a consacré Nicolas Sarkozy à la tête de la France. Entre la gauche et la droite, les Français ont donc choisi dans leur majorité de rester à droite. (...) L'élection de Sarkozy à la magistrature suprême n'enlève en rien le mérite de son challenger socialiste Ségolène Royal. Bien au contraire. Elle est la preuve éloquente que ce n'est pas seulement sous nos tropiques que le conservatisme a la vie dure. Première femme française à avoir accédé à ce niveau de la compétition politique, elle apparaît comme la victime expiatoire de la France qui a peur d'être Présidente. Elle a démontré, et pendant les primaires au sein de son parti et pendant la campagne électorale à proprement parler, qu'elle était bel et bien à la hauteur de la charge pour laquelle elle a sollicité les suffrages des Français. En affrontant le nouveau président de la République qu'elle a même mis en difficulté et en faisant montre de beaucoup de talents politiques lors du débat radiotélévisé. Et la logique du jeu aurait voulu que, mis à part la personnalité et les grandes promesses de Sarkozy, la droite paye les conséquences de sa politique de ses dernières années. (...) Cette préférence des Africains pour Royal ne résulte pas uniquement de la position du nouveau président élu sur l'immigration. Elle procède aussi du fait de ses convictions politiques, voire de sa personnalité qui laisse soupçonner un certain relent de condescendance.
Il le désirait ardemment, de manière apparemment obsessionnelle et il l'a eu : le pouvoir suprême. Le second tour de la présidentielle a consacré Nicolas Sarkozy à la tête de la France. Entre la gauche et la droite, les Français ont donc choisi dans leur majorité de rester à droite.
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L'élection de Sarkozy à la magistrature suprême n'enlève en rien le mérite de son challenger socialiste Ségolène Royal. Bien au contraire. Elle est la preuve éloquente que ce n'est pas seulement sous nos tropiques que le conservatisme a la vie dure. Première femme française à avoir accédé à ce niveau de la compétition politique, elle apparaît comme la victime expiatoire de la France qui a peur d'être Présidente. Elle a démontré, et pendant les primaires au sein de son parti et pendant la campagne électorale à proprement parler, qu'elle était bel et bien à la hauteur de la charge pour laquelle elle a sollicité les suffrages des Français. En affrontant le nouveau président de la République qu'elle a même mis en difficulté et en faisant montre de beaucoup de talents politiques lors du débat radiotélévisé. Et la logique du jeu aurait voulu que, mis à part la personnalité et les grandes promesses de Sarkozy, la droite paye les conséquences de sa politique de ses dernières années.
Cette préférence des Africains pour Royal ne résulte pas uniquement de la position du nouveau président élu sur l'immigration. Elle procède aussi du fait de ses convictions politiques, voire de sa personnalité qui laisse soupçonner un certain relent de condescendance.
Anyway, here's the cold comfort I just offered over on Welshman's thread:
What are people to do if the political class doesn't offer them alternatives? Until there's a revolution and the political class gets the boot, that is. Seems to me in France that day has gotten a lot closer today. But they're not the only ones headed that way.