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And you have a PhD in Economics? Grew Mankiw would be ashamed.

Most economists teach a theoretical framework that has been shown to be fundamentally useless. -- James K. Galbraith
by Migeru (migeru at eurotrib dot com) on Thu Mar 5th, 2009 at 08:12:34 AM EST
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the most sophisticated mathematical concept in my PhD dissertation, by choice, is the %.

In the long run, we're all dead. John Maynard Keynes
by Jerome a Paris (etg@eurotrib.com) on Thu Mar 5th, 2009 at 08:28:46 AM EST
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I was snarking. Like I say in the story, to say "GDP may have a unit root" is not a macroeconomic argument.

Going back to sophisticated mathematical concepts... you're an X, too!

Most economists teach a theoretical framework that has been shown to be fundamentally useless. -- James K. Galbraith

by Migeru (migeru at eurotrib dot com) on Thu Mar 5th, 2009 at 08:31:20 AM EST
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Sorry - the rights to the name Mr X are already taken, for that is how all my Finnish fans know me, and have done for the last 30 years.

You can't be me, I'm taken
by Sven Triloqvist on Thu Mar 5th, 2009 at 12:34:40 PM EST
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Jerome
the most sophisticated mathematical concept in my PhD dissertation, by choice, is the %.
Does this not run the severe risk that others than your review committee and adviser could understand what you had written?

As the Dutch said while fighting the Spanish: "It is not necessary to have hope in order to persevere."
by ARGeezer (ARGeezer a in a circle eurotrib daught com) on Thu Mar 5th, 2009 at 12:24:33 PM EST
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Strike others than, replace by even.
by afew (afew(a in a circle)eurotrib_dot_com) on Thu Mar 5th, 2009 at 12:52:31 PM EST
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the most sophisticated mathematical concept in my PhD dissertation, by choice, is the %.

Which, to judge by the way(s) newsies and politicians treat it, is head and shoulders above the level of abstraction commonly found in our ruling classes.

- Jake

If you only spend 20 minutes of the rest of your life on economics, go spend them here.

by JakeS (JangoSierra 'at' gmail 'dot' com) on Thu Mar 5th, 2009 at 03:06:25 PM EST
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I've been meaning to post the summary of my PhD for ages, but I've lost tje English version and have notten around to re-translate it. But here it is in French:


L'indépendance de l'Ukraine

Jérôme GUILLET
sous la direction de Jacques SAPIR

L'Ukraine est-elle indépendante? Derrière cette question qui cache des enjeux cruciaux pour la stabilité de l'Europe (une Ukraine réellement indépendante marquerait la fin définitive de l'ère impériale de la Russie), se trouvent d'abord les questions plus générales : qu'est-ce qu'un pays indépendant? et quelle politique doit être suivie pour qu'il le reste?

Ce travail va donc se concentrer sur la question théorique de définir précisément ce qu'est l'indépendance d'un pays, et va chercher à caractériser le concept plus ambitieux d'indépendance procédurale (par parallélisme avec la rationalité procédurale définie par Herbert Simon) d'un pays: il s'agit de se placer dans une perspective dynamique, en cherchant à comprendre ce qui peut donner un sens durable, une légitimité, et une viabilité à l'indépendance d'un pays, au delà de la simple affirmation formelle de son existence. Nous nous baserons évidemment largement sur le cas de l'Ukraine, pour laquelle cette question se pose avec acuïté, et dont la situation quelque peu atypique permet d'apporter des éclairages fort intéressants: nos recherches sont donc orientées vers le cas d'un nouveau pays accédant à l'indépendance et cherchant à la préserver face principalement à un voisin plus puissant.

Une première approche théorique nous mène à définir les dépendances entre pays, ces pouvoirs dont un pays peut disposer sur un autre. Après avoir souligné l'importance de la réversibilité et la délimitation précise de ces interdépendances, nous avons notamment fait la différence entre les pouvoirs de coercition (ou interdépendances instrumentales), qui correspondent à l'usage de la force pour imposer une contrainte à l'autre, et sont par nature agressifs, et les pouvoirs coopératifs (ou interdépendances situationnelles ou emphatiques), qui nécessitent des relations de confiance plus étroites et plus cordiales entre les deux pays, et qui renforcent celles-ci dans le même temps, favorisant par là l'indépendance via la coopération.
Il est apparu que dans le cas de l'Ukraine, la question fondamentale allait être celle des relations bilatérales avec la Russie, avec, à côté des enjeux diplomatiques ou militaires, le problème crucial de la gestion des fortes dépendances économiques existantes. Cela encourageait à approfondir l'approche économique de la question de l'indépendance, et en particulier à utiliser une théorie économique particulièrement bien adaptée à l'étude de relations entre deux agents: la théorie des jeux.

Nous nous plaçons explicitement dans l'optique d'une utilisation stratégique de la théorie des jeux, en nous inspirant en cela des travaux de Thomas Schelling. Nous présentons donc dans une deuxième partie quelques modèles élémentaires de cette théorie (dilemme du prisonnier, "Chicken", "Called Bluff"), dont nous tirons un certain nombre de concepts et attitudes qui peuvent servir à défendre l'indépendance d'un pays face à un adversaire principal bien identifié: la détermination, la crédibilité, la provocabilité, le pacifisme.
Nous présentons également des modèles asymétriques plus adaptés au cas de l'Ukraine face à la Russie. Ceci nous permet d'abord de mettre en évidence a priori la place centrale des phénomènes de réputation, avec la nécessité de disposer de capacités de dissuasion afin d'établir une crédibilité, d'essayer de peser sur l'ordre du jour des discussions, et de bien maîtriser les flux d'information en provenance de et vers l'autre. Puis, en nous plaçant dans l'optique d'une politique d'indépendance de long terme, ceci nous  mène à insister sur les dangers de la confrontation, et le besoin d'établir des mécanismes de coopération durables, inscrits dans des régimes internationaux, qui permettent de protéger l'indépendance de manière plus paisible en établissant une prévisibilité des comportements de chacun. Cette prévisibilité doit être construite sur les objectifs de long terme du pays, c'est-à-dire autour d'un projet national, avec un Etat légitime et crédible, notamment en tant que cadre institutionnel de l'activité économique, institution politique permettant l'émergence d'une opinion collective prédominante, et de ce fait représentant légitime de la nation et des ses intérêts.
L'utilisation des modèles de la théorie des jeux pour étudier le cas concret de l'Ukraine montre qu'il est possible de les appliquer aux conflits réels dans lesquels est impliqué le pays, et qu'ils servent à décrire les grandes phases de ces conflits, et leur dynamique: le passage de la confrontation à la coopération ou inversement, le poids des contraintes subjectives telles que fierté, honneur national, volonté de ne pas s'incliner, les possibilités de lier des conflits entre eux ou non pour arriver à des compromis plus globaux, et les attitudes plus ou moins agressives rendues possibles par les rapports de force existant.

Enfin, nous cherchons dans la troisième partie à évaluer point par point et dans son ensemble le déroulement des relations de l'Ukraine avec la Russie au cours des trois premières années de l'indépendance, afin d'analyser la politique d'indépendance ukrainienne. Ceci nous fait aborder trois thèmes principaux entre l'Ukraine et la Russie: la diplomatie, l'énergie, et la monnaie.
L'étude des relations diplomatiques montre que la confrontation l'a emporté sur la coopération pendant cette période, du fait principalement de provocations russes qui vont pousser les ukrainiens à adopter une attitude extrêmement méfiante et peut-être inutilement hostile envers leur grand voisin, afin d'affirmer leur existence sur la scène internationale. Dès le début de 1992, les relations vont se tendre entre les deux pays, autour de quelques questions qui vont focaliser l'attention et servir de base aux nouvelles relations entre ukrainiens et russes: la Crimée et la flotte de la Mer Noire de Sébastopol, les armes nucléaires soviétiques situées en Ukraine, le partage de la dette soviétique, le rôle de la CEI, les questions monétaires (en 1992 seulement), et les livraisons de gaz russe. Sur toutes ces thèmes, les deux pays vont se retrouver en situation de confrontation en 1993, qui va être une année de crise aigüe ; 1994 va permettre une certaine amélioration de la situation, grâce à la pression de la crise économique, et grâce à l'élection en Ukraine du président Kuchma, qui va réussir, par une attitude plus pragmatique, à établir des liens plus sereins avec la Russie. En tout état de cause, il a été difficile pour les ukrainiens de trouver une voie entre "servilité" et "confrontation".
Le dialogue entre les deux pays autour du gaz, enjeu stratégique majeur, a également été traversé de tensions, du fait du désir des russes d'augmenter leurs prix et de l'incapacité des ukrainiens à payer plus, qui les a poussé à utiliser le chantage au gazoduc (où transitent les exportations russes) pour forcer les russes à maintenir leurs livraisons à bas prix. Ce gazoduc est en fait la principale capacité de dissuasion de l'Ukraine face à la Russie, mais celle-ci a été mal utilisée du fait de priorités erronées des ukrainiens. Cette utilisation tactique à courte vue (maintenir les livraisons) d'une arme stratégique, qui n'a pas permis aux ukrainiens de se dégager des marges de manoeuvre comme ils auraient pu le faire a été paradoxalement utile pour la défense de leur indépendance, en affaiblissant tellement le pays que même la Russie ne pourra plus réellement l'aider si elle le souhaitait. Cette faiblesse économique du pays lui a ainsi donné le temps pour renforcer son indépendance politique.
Enfin, nous avons terminé cette étude des relations bilatérales par l'analyse de la séparation monétaire réalisée entre les deux pays en 1992, suite au refus des ukrainiens de réformer leur économie. Cette analyse nous a permis de mettre en évidence les interactions profondes entre affirmation de l'indépendance, construction d'un Etat régulé, et santé de l'économie du pays, ainsi que le rôle central de la monnaie dans ce ballet complexe. Dans ce domaine, et jusqu'à l'arrivée de Kuchma à la présidence, l'Ukraine s'est "punie [elle]-même", en n'ayant pas de projet économique propre, et s'est enfoncée dans une crise économique sans précédent. Cette faiblesse a permis de consolider provisoirement l'acquis international des deux premières années, mais elle n'est pas viable à plus long terme.

Cette étude de l'exemple ukrainien a permis de souligner plusieurs éléments fondamentaux de l'indépendance d'un pays: le contrôle du territoire, l'existence d'un projet national qui légitime l'indépendance, l'acceptation des interdépendances avec les autres pays, qui fondent la stabilité nécessaire à une indépendance réelle durable, et la nécessité d'une économie solide, encadrée par des institutions (dont la monnaie) acceptées et un Etat organisé, qui permet à la fois de perpétuer et de justifier l'indépendance.



In the long run, we're all dead. John Maynard Keynes
by Jerome a Paris (etg@eurotrib.com) on Thu Mar 5th, 2009 at 03:47:39 PM EST
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