Les dangers potentiels du "retour de l'Etat" La crise a légitimé le retour de l'État pour corriger les excès du marché. La persistance de fragilités, comme l'ont montrée les difficultés de Dubaï ou de la Grèce, laisse présager la poursuite des interventions publiques en 2010. En même temps, les économistes se concentrent déjà sur les stratégies de « sortie de crise », c'est-à-dire les moyens de réduire cette extension du champ politique, qui n'est pas sans danger. (...) Les excès de pouvoir économique d'État sont dangereux pour la compétitivité des pays concernés car, en dehors des situations d'urgence, rien ne permet de penser que la crise a modifié les règles du jeu, à savoir que la croissance est plus forte dans un système régi par la concurrence, la contestation possible des positions acquises par de nouveaux entrants, et la destruction créatrice à la Schumpeter plutôt que l'allocation des positions économiques par décret. Le « capitalisme autoritaire » à la manière russe est une mauvaise stratégie de croissance, après la crise comme avant.
La crise a légitimé le retour de l'État pour corriger les excès du marché. La persistance de fragilités, comme l'ont montrée les difficultés de Dubaï ou de la Grèce, laisse présager la poursuite des interventions publiques en 2010. En même temps, les économistes se concentrent déjà sur les stratégies de « sortie de crise », c'est-à-dire les moyens de réduire cette extension du champ politique, qui n'est pas sans danger.
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Les excès de pouvoir économique d'État sont dangereux pour la compétitivité des pays concernés car, en dehors des situations d'urgence, rien ne permet de penser que la crise a modifié les règles du jeu, à savoir que la croissance est plus forte dans un système régi par la concurrence, la contestation possible des positions acquises par de nouveaux entrants, et la destruction créatrice à la Schumpeter plutôt que l'allocation des positions économiques par décret. Le « capitalisme autoritaire » à la manière russe est une mauvaise stratégie de croissance, après la crise comme avant.
From Nicolas Véron, whose articles I used to crosspost here on ET to give a view of what parts of the self-described French centrist left thinks. In the long run, we're all dead. John Maynard Keynes
And why do we need a competition-led system with Schumpeterian creative destruction? Because growth is stronger that way (nothing apparently permits one to think otherwise). No consideration here of whether stronger growth is useful or necessary, it's axiomatic that it is the goal to be pursued.
And it's no less than: "the rules of the game".
So says Nicolas Véron, who knows how to argue from authority like all the best authoritarians.