Welcome to European Tribune. It's gone a bit quiet around here these days, but it's still going.
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I don't think it is cycnicism so much as this is precisely how capitalism ultimately works when laid out to its logical conclusion.

We can all ring campfires and sing kumbayas to how regulation and social welfare schemes can tame the beast; however, there's precious little by way of empirical evidence that would suggest that state intervention for the common zeal is a natural state of affairs in the capitalist system, and we should disabuse ourselves of the notion that capital will tolerate for more than a corrective generation (if that) such intervention. Eventually it chooses to intervene anew, buy off the political system and resume stacking the deck.

Why? Because, first it can; and second, ultimately it must - global capital is ultimately predatory, resources are scarce and externalities are of course costs to be borne by chumps. Change this significantly and the predators no longer can prey.

Unfortunately, while there is a constituency for this change, there is by no means an articulate political movement for this change, certainly not in France where the major left party is essentially dominated by liberals who naïvely believe that token  state intervention is a reasonable proposition in our globalised world to protect citizens from the nastier effects of financial capitalism. And there certainly is no credible mainstream voice for economic alternatives in the UK or the US either, though there are voices out there, both on the left and on the right.

Marie-Noëlle Lienemann, in an essay in the latest Marianne on Ségo Royal and her relationship to the crisis on the left in France, picks up on this, writing

L'existence d'un clivage transversale à la droite et à la gauche sur plusieurs sujets essentiels traduit bien le brouillage qui charetérise la vie politique actuelle. L'impression est que tout se vaut et que, au final, les clivages sont presque aussi important à droite et à gauche. On peut être à droite et relativement antilibérale parce que tout ne se résume pas au champ purement économique. Et, comme nous l'avons vu, on peut se prétendre de gauche sans jamais s'opposer à la société de marché.

On fait, seule compte la question suivante: est-on favorable, oui ou non, au capitalisme transnational tel qu'il fonctionne aujourd'hui? Est-on prêt à résister à cette hégémonie-là?...

Une simple adaptation au capitalisme mondialisé ne saurait être à l'horizon des socialistes. Ségolène Royal, comme trop de personnalités à gauche, n'a jamais pensé qu'on pouvait le changer ou l'influencer. Le capitalisme dont chacun dénonce les excès n'est pas une perversion, mais l'aboutissement naturel du <<capitalisme>>.

Nous avons tenté de mener le débat sur le protectionisme lors de la campagne pour le non...mais les militant de gauche sont habités par une méfiance spontanée à l'égard de la protection, confondant le protectionisme avec le refus de l'autre. La gauche veut symboliser l'ouverture, le brassage, la disponibilité à l'autre, l'idée d'un enrichissement mutuel, et c. Je partage ces valeurs, mais il suffit de constater comment on traite les mingongs (ouvriers migrants) chinois ou certains travailleurs clandestins en Europe pour ne pas être dupe de cet internationalisme-là, qui est en fait celui du capital.

Deuxième phenomène classique à gauche, l'anticolonialisme culpabilisé: <<Nous avons pillé le tiers-monde, nous allons réparer cette faute en achetant leurs produits.>> Mais l'idée que les pays en voie de développement vont nous rattraper grâce au libre-échange non régulé est fausse. La Chine, aujourd'hui, et le Méxique, hier, se développent, mais au détriment du pouvoir d'achat et de conditions de travail et de vie de leurs peuples...

A well-reasoned and quite accurate view of our present state of affairs, both as regards the power of global capital and as regards the ineffectual response to this by standard-bearers on the left in France and, let's be honest, virtually everywhere else in the so-called developed West.


The Hun is always either at your throat or at your feet. Winston Churchill

by r------ on Sun Aug 26th, 2007 at 04:03:28 PM EST

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