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Candide.
11.09.07 | 15h56
En oubliant la dette , en oubliant à quoi aura servi l'argent des privatisations en oubliant le train de vie de l'Etat l'on peut dire que la France n'est pas en déclin . C'est porter là un regard par le petit bout de la lorgnette.

Romuald L.
11.09.07 | 15h53
Doit-on systématiquement réformer pour que les choses aillent moins mal? A l'OM, on recrute des stars du foot, ça n'empêche pas l'équipe d'avoir de mauvais résultats. Par ailleurs, la plupart des constats des lecteurs pessimistes reposent sur leur petite expérience, et presque jamais sur des données statistiques objectives. Enfin, certains disent que ce genre d'article incite à ne rien faire alors que le contraire est marqué dans l'article. Y aurait-il un lobbying de la déclinogie française?

ToutEstSimple
11.09.07 | 14h16
La malhonnêteté intellectuelle tente de nous faire croire depuis des années que réforme égale réforme ultra-libérale. Les idéologues néo-libéraux ont si bien réussi leur entreprise de glissement sémantique, qu'ils ont en fait réussi à bloquer toute tentative de réforme. Une réforme étant devenu synonyme de glissement ultra-libéral, pas étonnant que le monde salarié la refuse énergiquement. Rétablissons le sens des mots déjà. merci à cet article de le faire.

Duplex
11.09.07 | 14h12
Article salutaire. Merci à l'auteur. Double conclusion d'une grande lucidité. Evidemment, il a ses détracteurs. Ils évoquent l'exemple de l'Allemagne et la dette. Mais la France ne vient pas de se réunifier et n'a pas de nouveaux Etats membres à ses frontières. La dette depuis "1981"? Elle provient des privatisations: coût et manque à gagner pour la Nation. Suventions, dividendes et fraude fiscale: les entreprises ont coûté 120 Mds € en 2006 à la France. Sur 20 ans, faites le calcul.

Un naïf heureux
11.09.07 | 14h10
Ayant vécu en famille quelques jours à New-York...j'en ai déduit qu'étant pauvre et/ou à revenus modestes...il était préférable de vivre en France...et que par ailleurs je ne voudrais pas échanger notre mode de vie...ni voir des hommes et des femmes obèses comme j'ai pu le voir dans ce pays en France...cela fait du bien de voir les choses de ses propres yeux!!!...en France on continuera à se plaindre la bouche pleine...mais attention à se rendre malheureux pour de bon à force de le répéter!!!...

Henri D.
11.09.07 | 14h07
cet article et les commentaires laissent pensif. Les gens sont libres de choisir leur modele democratiquement : liberal, social-liberal, socialiste ou autres. Les modeles Anglais et US sont des possibilites parmi d'autres. Seulement pourquoi ignorer certaines statistiques : dette de l'Etat, deficit. Les allemands sont en excedent budgetaire : ie ils vont avoir des marges de manoeuvres, les Francais aucunes. Depuis 1981, la droite et la gauche depensent l'argent des generations futures.

Hemca
11.09.07 | 13h52
Un bien bel article : quelle maîtrise subtile de la rhétorique et des statistiques pour faire avaler, au lecteur peu attentif, des couleuvres grosses comme la dette publique de la France! La seule chose que (re)démontre cet article, c'est qu'on peut vraiment faire dire n'importe quoi aux chiffres ! Mais c'est déjà une leçon à méditer..

Le+Glaude
11.09.07 | 13h46
Bravo et merci Jérôme Guillet ! Ca nous change du catéchise qu'on nous déroule habituellement dans la presse. Les réactions à votre article sur le site anglophone www.eurotrib.com/story/2007/5/4/113029/9034 montrent que, finalement, l'herbe n'est pas si verte en GB et aux EU... Eux savent ce que nous avons à perdre en France....

jean luc d.
11.09.07 | 13h34
Je suis ravi de constater que le pessimisme n'a pas encore atteint la caste des polytechniciens -banquiers

Romain A.
11.09.07 | 13h33
Il est symptomatique de voir que bcp des commentaires rejetant en bloc le point de vue présenté par JG renvoient à des indicateurs (nombre de brevets, compétitivité des entreprises) qui ont somme toute trait à des "moyens" qu'à une société de produire des richesses, mais pas du tout à la façon des les partager. Certes, pour plus de croissance, la France doit évoluer, mais comme le montre JG, la voie unique des réformes pronées par la droite libérale ne profiterait qu'à une minorité.

monrog
11.09.07 | 13h23
Il y aurait mille arguments à employer pour contrarier cette si belle et si éloquente mais si fausse plaidoirie. Je n'utilise que celui-ci, tiré du "12-15" du Monde de ce jour : "L'économie française connaît un ralentissement plus important que celui de l'ensemble de la zone dont le PIB devrait croître de 2,5 %. Principal partenaire commercial, l'Allemagne devrait progresser de 2,4 %." N'est-ce pas suffisant ? Alors parlons aussi de nos inégalités, de nos scléroses, de l'absence de prix Nobel.

BL
11.09.07 | 12h57
A "Encore ces cerveaux qui fuient..." : Mon dieu, de telle personne existe?? Si vous aviez plus de cervelle, vous ne craindriez pas la venue d'un "cerveau" de France ou d'ailleurs. Voir le monde, faire une experience internationale est tres enrichissante personnellement et professionnellement... Votre commentaire est d'une affligeance immense.

PAUL P.
11.09.07 | 12h37
Après l'avoir pourfendue M. Sarkozy est devenu un adepte forcené de la pensée unique. Réformer est devenu son credo incantatoire. Sa politique n'est rien d'autre qu'une liste de recettes improbables. Le pire est que ce gouvernement veut nous faire croire que ses recettes sont inévitables et qu'il n'y a aucune autre solution. M. Guillet a le mérite de mettre les pieds dans le plat en posant les problèmes de manière claire et en utilisant des méthodes de raisonnement éprouvées.

Lecteur X
11.09.07 | 12h35
Analyse intéressante mais qui me semble volontairement simpliste, en cachant un paramètre : la dette de l'état. C'est peut-être la dette qui couvre cette stabilité des salaires malgré la faible augmentation du PIB. En gros notre niveau de vie ne baisse pas car la banque nous appelle pas pour nous dire que nous sommes à découvert, et de plus en plus. Je suis d'accord sur la faillite du modèle américain où le pays s'enrichit sans que la population en profite, mais il y d'autres modèles...

diegolerouge
11.09.07 | 12h34
toujours quelques chiffres : En 48 il y avait encore des tickets de rationnement. Pourtant on inventait la secu. Les retraites coutaient 3% du PIB. on a pu passer à 12% du PIB aujourd'hui sans etre ruiné. Il parait qu'en 2040 on ne pourrait pas y consacrer 16%. Bon mais c'est vrai quand tout est automatise et qu on est le proprio de cette belle machine pourquoi payer pour ces inutiles de chomeurs, vieux, malades quand c est pas les 3 a la fois?


nelson1936
11.09.07 | 12h32
Amusant ce J.G Il semble découvrir que la croissance peut engendrer des inégalités ! Et alors ? Mieux vaut être pauvre, et cependant disposer d'un minimum décent, dans un havre de richesse, qu'assisté dans un environnement médiocre. Il existe une antithèse aux modèles anglo-saxons que J.G. nous décrit : Les régimes totalitaires et surtout communistes où les inégalités sont apparemment inexistantes avec un niveau de vie très bas. Si c'est ce que J.G. recherche, très peu pour moi.

diegolerouge
11.09.07 | 12h30
Je viens de lire environ 100 commentaires et je suis heberlue par l'intoxication. La plupart n'ont pas bien lus Guillet ou n'ont pas voulu bien lire. Il est vrai que quand on vote sarko ou PS mou c 'est dur a entendre.. ca fait du monde. Pourtant il y a d'autres chiffres : les americains depensent 15% du PIB pour la sante nous 10% Il y a pourtant bcp d'exclus et c est ce modele qu on veut nous coller.

JBoss
11.09.07 | 12h24
Si on lit bienM. Guillet, libéraliser le marché du travail, réformer les retraites,réformer l'université et encourager les entreprises vont mettre la France dans une position encore plus favorable par rapport aux pays environnants. Autant le faire vite.

Jean R.
11.09.07 | 12h22
Ce ne sont pas les autres pays qui nous envient nos régimes spéciaux, ils s'en gaussent plutôt. Mais ce sont les français qui aimeraient bien en profiter plutôt que de raquer le couteau sur la gorge, soumis au risque du chomage, 40 ans de cotisation et retraite calculée sur les 25 meilleures années. Avec la perspective proche de passer à 42 ans pour équilibrer notamment les comptes du régime bien spécial des services publics.

FIL
11.09.07 | 12h07
Très intéressante synthèse qui remet les choses à leur juste place. Bien sûr, les fondamentalistes du libéralisme ne peuvent souscrire à un exposé concret et étayé mais qui retire toute justification à leur dogmatisme idéologique. Rien ne peut convaincre ceux qui croient encore que l'entreprise n'a aucune responsabilité vis à vis d'une société qui la nourrit pourtant entièrement. Mais les idéologies ne répondent qu'à des soubresauts de l'histoire et sont vouées à disparaître.

Stephane D.
11.09.07 | 11h33
Cet article ignore un fait essentiel... la mobilité sociale, réelle aux Etats Unis. Les plus riches concentrent une plus grande partie des richesses aux US, soit. Mais pour beaucoup, ce sont des pauvres qui se sont enrichis. La France est BEAUCOUP PLUS INEGALITAIRE: On nait pauvre, on meurt pauvre... Il est malhonnête d'utiliser une photo STATIQUE de la population pour mesurer le dynamisme d'une économie. Cet article est profondément malhonnête.

Utile
11.09.07 | 11h32
Article vraiment extrêmement intéressant. Il invite à réfléchir à la signification du slogan "réforme" qui est devenu insidieusement synonyme de renoncement à la solidarité et à la redistribution des richesse, phénomène présenté comme inéluctable. Le Monde pourrait-il demander aux politiques et éditorialistes du déclin et de la réforme de se positionner précisément par rapport aux arguments présentés par Jérôme Guillet ? Merci en tout cas pour cet article utile !

JEAN PIERRE G.
11.09.07 | 11h29
Excellent et de nature à nous faire réfléchir sur la "pensée unique" tant décriée par notre président durant la campagne; j'attends du Monde qu'il reprenne , décortique cette tribune, aille plus loin dans l'analyse, et permette aux lecteurs de se faire une opinion solide sur ce sujet; j'ajoute 2 éléments parmi d'autres :si la france avaitle même taux d'emprisonnement que les US le taux de chomage en France ne serait que de 6.5% .... et quid de l'apport des fortunes arabes et russes au PIB en UK

alain e.
11.09.07 | 11h11
Scoop:on a bien réparti la pénurie en matraquant les "riches" (=classes moyennes)sans diminuer le nombre de pauvres qui a au contraire augmenté.La "paupérisation relative" croissante,c'est la définition même du socialisme marxiste et quand elle est devenue absolue et que le trucage des statistiques n'est plus possible,il s'effondre comme un château de cartes à l'initiative de ses apparatchiks...

Horizons 2012
11.09.07 | 10h32
Pas un mot sur la competitivite des entreprises? Pas un mot sur ce qui genere la richesse et la croissance economique d'un pays? Je trouve cela assez etrange... A mon sens cette analyse detaillee est incomplete. Ce dont la France a besoin ce n'est pas un constat, ce sont des solutions qui marchent. Exemple: ce que l'Allemagne a fait depuis la reunification. Comparer la France aux USA n'est pas tres utile a mon sens.

Renaud D.
11.09.07 | 10h30
Cela fait du bien de voir rétablir les faits! Je ne laisse plus passer dans les conversations de tous les jours les panégyriques de l'économie américaine. Les USA ne sont PAS un modèle. Une nation qui enrichit les riches au prix d'années de vie des pauvres - l'espérance de vie aux USA a dramatiquement régressé - outre le dégoût qu'elle suscite, se prépare un futur difficile. Ne la laissons plus exporter ses problèmes sous l'emballage de la panacée !

LibertéEquitéSolidarité
11.09.07 | 10h24
Elle n'est pas en déclin mais elle a des gros chantiers à mettre en oeuvre rapidement pour sortir de l'impasse dans laquelle elle s'est engouffrée. Ces chantiers sont présentés dans une émission de France Culture disponible à cette adresse : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/economie/fiche.php?diffusion_id=55334 Une formidable leçon d'économie qui complête le point de vue iconoclaste exprimé dans l'article du Monde.

Christophe B.
11.09.07 | 10h21
Bravo pour la clarté! Pour poursuivre le thème et le débat, deux observations : 1) les économies qui croissent le plus sont les moins inégalitaires - comparons l'Asie du sud est et l'Amérique du sud ; 2) la sécurité est un bien que nous renions à tort : 1 meurtre pour 100000 habitants ici, 6 au US, 36 au Bresil; un emprisonné sur 1000 en france, pas loin d'un pour cent aux US.



In the long run, we're all dead. John Maynard Keynes
by Jerome a Paris (etg@eurotrib.com) on Tue Sep 11th, 2007 at 12:09:37 PM EST
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Klingsor (2/2)
12.09.07 | 08h01
Une statistique bizarement manquante, c'est celle du volume de travail annuel, sensiblement plus faible en France. Quant à ceux qui s'interrogent sur certaines sources, il faut aller voir le texte complet sur eurotrib ; où l'on constate qu'une des sources est... un commentaire dans un blog... Bref...

Klingsor (1/2)
12.09.07 | 07h57
M. Guillet aurait également pu évoquer le fait que le chômage de longue durée frappe 42 % des chômeurs en France, contre 22,3 en GB, et 11,7 aux US ; ça n'est pas sans importance pour le bien-être des citoyens. Il aurait également pû conclure que, même en tenant compte des 0,1% les plus riches, les 99,9 autres % ont connu une croissance supérieure aux 99,9 % français (j'ai refait les calculs) : en gros, en 20 ans, la situation relative des français s'est déteriorée.

TOTOR
12.09.07 | 07h51
C'est bien d'être optimiste, mais pas d'allusion dans cet article au déficit de notre commerce extérieur (tandis que les Allemands, malgré l'euro fort, ont des résultats positifs) et du classement mondial médiocre de nos universités... Et pas d'allunsion non plus au fait que la majorité des jeunes souhaitent être fonctionnaires à l'inverse d'autres pays européens.

Laurent V.
12.09.07 | 00h31
Ibrahim... Tu ne dis rien non plus. Si l'angleterre a créé des emplois c'est bien grâce au secteur public. Enfin, tu parles du plein emploi, mais de quoi parles-t'on ? Du plein emploi à temps partiel ? Du plein emploi de ceux qui n'ont pas la chance d'être virés des statistiques du chomage UK ? Michigan, rappele moi... les US sont endettés aussi, et provoquent des crises boursiéres... non ???

Eric D.
11.09.07 | 23h41
Il fut un temps où, avec des arguments de ce genre, certains économistes distingués s'efforçaient de démontrer la supériorité du modèle soviétique sur le modèle occidental - jugé inégalitaire et en quasi-faillite en dépit de sa prospérité apparente. L'histoire a tranché la question. L'histoire électorale récente devrait faire douter de la supériorité du modèle français. Pour les aveugles, un peu de patience, les écarts de performance vont, malheureusement, aller grandissant.

pluton
11.09.07 | 23h21
oui oui Ibrahim, le pourcentage est une donnée relative. On le sait tous déjà, vous ne vous trompez pas. C'est bien.

Jean-Pierre Bartholmé
11.09.07 | 22h58
Cet article me semble potentiellement fondateur d'une complète réorientation du discours ambiant. Cela ne m'étonnerait pas qu'il soit souvent cité à l'avenir.

lv
11.09.07 | 22h00
J'avais oublié : chouette article, dont la fin est à mon sens intégralement pertinente. Il y a pas mal de gens en France - y compris parmi les lecteurs du Monde, bien plus aisés que la moyenne - qui ont tout intérêt à ce qu'on pense que la maison brûle. Et pas mal de gens qui les croient. Mais il ne faut jamais oublier que la croissance, ça sert à élever le niveau de vie des gens. Si elle est captée par une oligarchie, ça s'appelle juste se faire couillonner...

lv
11.09.07 | 21h54
La situation n'est ni formidable ni catastrophique - voir les analyses mesurées, mais ô combien plus rigoureuses que les tirades des déclinologues, de Daniel Cohen de l'ENS. Quant à la dette publique,pour la situation début 2006 (ca a du évoluer depuis, sans changer radicalement), voir l'article de l'OFCE (Sciences Po, pas des bolcheviks...) de Creel et Sterdyniak. La maison ne brûle pas, on se calme...à moins que certains aient besoin de cet argument pour faire passer certaines réformes.

Souaitonlheur
11.09.07 | 20h26
Les X n'ont pas été capables de développer l'industrie française,et encore mons de la suaver alors qu'ils sont supposés être des ingénieurs. Encore une école devenue inutile. N'oublions pas qu'un banquier devrait aider la société à s'adapter, ce que ne semble pas avoir compris celui ci, comme tout le reste de la caste, il est vrai..

Ibrahim M.
11.09.07 | 19h48
Euuuh ptetre que j'me trompe mais : "Plus remarquable encore, la France a créé plus d'emplois dans le secteur privé (+ 10 % entre 1996 et 2002, selon l'OCDE) que le Royaume-Uni (+ 6 %) ou les Etats-Unis (+ 5 %)." ... Ces chiffres de pourcentage ne prouvent aucunement quel pays a créé le plus d'emploi (en valeur absolue). De plus, il est completement normal qu'un pays proche du plein emploi ait plus de mal à faire des progres que son homologue où la marge de progression est plus grande non?

Sapere aude !
11.09.07 | 19h40
Cet article mérite qu'une édition du Monde de l'économie lui soit consacrée. J'aimerais y trouver une vérification des chiffres cités, des points de vue différents, opposés ou complémentaires, émanant de français, d'anglais, d'américains, etc. Bref, du journalisme d'investigation sur un sujet qui en vaut vraiment la peine ! Un grand merci à Jérôme Guillet pour avoir posé le problème à cette hauteur, et en termes aussi stimulants.

Boizard F.
11.09.07 | 19h10
J'ai fait une erreur en employant l'expression "intelligence collective" que n'emploie pas Hayek. Je voulais juste dire que les esprits supérieurs au point de penser une société dans sa totalité n'existent pas, que l'approche descendante, celle des étatistes, des constructivistes, des colllectivistes, des technocrates, des polytechniciens, est condamnée à l'échec par la complexité du monde. Quant au reste, vous savez bien qu'il y a les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques.

christophe T.
11.09.07 | 18h45
Candide: les Etats-Unis, notre cher modèle, sont toutes proportions gardées ((dette totale)/(nombre d'habitants)) BEAUCOUP plus endettés que nous. Je ne me souviens pas des chiffres exacts, je crois que c'est autour de 6fois plus...

Guillaume
11.09.07 | 18h43
Elle est pas belle la vie? Après tout, 10% de chômeurs (à la louche) c'est pas si grave, tant que la redistribution sociale marche bien! La dette? Oh qui n'est pas en dette? Du moment que la redistribution est assurée... Du chômage? Mais partout, regardez les vilains aux USA et en GB, je suis sûr qu'ils trafiquent les chiffres, c'est pour ça...sinon ils seraient comme nous; c'est pas possible autrement! Des allocs pour le peuple; du travail pour les "élites" et je vais bien, tout va bien


CLAUDE F.
11.09.07 | 18h38
Je ne suis pas un spécialistes des chiffres anglais, mais j'habite à côté des Suisses et leur niveau de vie me semble nettement meilleur et en croissance. Vous direz que c'est le blanchiment..Facile à inventer.. Non c'est tout simplement parce qu'ils dépensent peu dans l'appareil de redistribution et qu'ils préfèrent des salaires élevés au lieu d'aides chères à la ponction et faibles à la distribution.. A méditer n'est-ce pas..

Laurent W.
11.09.07 | 18h21
La dette citée par plusieurs lecteurs... 65% du PIB ... la France vit à crédit. Merci l'euro d'ailleurs qui nous permet de mener grand train sans en payer le prix (dévaluation - ancien sport nationale - ou taux bien plus élevés) Autre vertu de l'euro: nous faire apparaître de manière criante note baisse de compétitivité. Sinon, bien sûr, tout n'est pas perdu. Mais il y a du pain sur la planche.

Jean, ecole primaire Jaques Prevert et ingenieur
11.09.07 | 17h59
Polytechnicien et banquier... ca fait quand meme pitie d'en etre encore a mettre son ecole de provenance dans sa signature... Quel age a Jerome Guillet ?

Michigan
11.09.07 | 17h46
Article d'un X et banquier qui en dit long sur l'arrogance des pseudo-élites françaises. J'ai relu deux fois l'article à la recherche de commentaires sur la dette de l'état et des régimes sociaux. Visiblement notre X n'a pas encore compris que la France ne marche plus qu'à crédit qu'il faudra bien rembourser un jour. Comment? J'ai pour ma part choisi l'exil aux US et assisterai de loin au naufrage final.

Photine
11.09.07 | 17h25
En oubliant les infrastructures publiques (les routes, les ponts, les communications etc), en oubliant la sécurité intérieur, en oubliant l'état de droit, en oubliant le niveau de qualification, en oubliant même les créances publiques.... on peut dire que la France est en déclin. C'est là porter un regard par le petit bout de la lorgnette.

Emmanuel03
11.09.07 | 17h22
La France n'est pas seulement en déclin au niveau économique.Elle l'est au niveau démocratique et politique,bien évidemment.Car au Pays Basque,en Corse,en Alsace,en Catalogne dite française,et en Flandre dite française,on n'a jamais vu,depuis la naissance de la France,une autonomie politique,linguistique et régionale apparaitre.Ce qui éxiste déjà dans des pays comme la Belgique,les Pays Bas,dans une moindre mesure,l'Espagne,la position de la France à ce sujet est donc lamentable...

Sylvie G.
11.09.07 | 17h17
Bravo, Monsieur, et merci pour cette démonstration. Sans prétendre que tout soit rose, il suffit de voyager un peu de voir le monde, riche ou moins riche, qu'on nous cite sans cesse en exemple, pour comprendre qu'en France, cela ne va pas si mal, sinon dans nombre de discours auxquels nous finissons par croire.Finalement, le combat premier, la lutte première, ne devrait-elle pas être contre la pauvreté ?



In the long run, we're all dead. John Maynard Keynes
by Jerome a Paris (etg@eurotrib.com) on Wed Sep 12th, 2007 at 03:55:36 AM EST
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talks about, translating directly, "the volume of annual work" being lower - what is that exactly (I think I can guess) and why would that be important? It seems to me a good thing that you have a lower annual volume and a productive economy. But now I've learned that productivity is measured by GDP divided by population I really am wondering about the relevance of that metric too...
by Nomad (Bjinse) on Wed Sep 12th, 2007 at 05:42:45 AM EST
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