Welcome to European Tribune. It's gone a bit quiet around here these days, but it's still going.
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I mentioned the idea in a chat on Le Monde website with Xavier Timbeau, diector of the analysis and forcast department of the OFCE. Here is his answer:

"Rien ne garantit qu'il y aura une reprise en 2010" - L'économie en crise - Le Monde.fr "There is no guarantee that there will be a recovery in 2010" - has economy in crisis - The Monde.fr
Melanchthon : La fin du premier trimestre verra une crise de liquidités due aux retraits des investisseurs des hedge funds. De nombreux économistes pensent que la seule solution à la crise du système bancaire est une nationalisation massive et que les gouvernements s'y refusent pour des raisons idéologiques. Qu'en pensez-vous ? Melanchthon: The end of the first quarter will see a liquidity crisis due to withdrawals of investors in hedge funds. Many economists believe that the only solution to the crisis in the banking system is a massive nationalization and that governments are reluctant for ideological reasons. What do you think?
Xavier Timbeau : La crise de liquidité des hedge funds était annoncée pour la fin de l'année 2008, elle se produira peut-être à la fin du premier trimestre 2009, et même si on a été habitué à voir les scénarios les moins probables se réaliser, cela reste pour le moment plus une menace qu'une réalité concrète. Si cet événement ou tout autre événement qui viendrait compromettre la situation des banques se produisait, on pourrait être amené à poser à nouveau la question du sauvetage des banques, et donc de leur nationalisation.Xavier Timbeau : the liquidity crisis of hedge funds was announced by the end of the year 2008 e, it may happen at the end of first quarter 2009 and, even if we have been accustomed to see the less likely scenarios occur, this is yet more a threat than a reality. If this event or any other event that would jeopardize the situation of banks occured, one might be lead to ask again the question of rescuing the banks, and thus their nationalization.
Cela étant dit, dans beaucoup de pays, on a trouvé d'autres solutions que la nationalisation, qui a eu lieu par exemple au Royaume-Uni mais qui n'a pas été pratiquée aux Etats-Unis, où l'Etat est intervenu en prêtant à long terme par les titres subordonnés, les actions sans droit de vote, les fonds propres dont les banques avaient besoin. Il ne s'agit pas de nationalisation, puisque le gouvernement américain n'a pas pris le contrôle des banques. C'est effectivement une raison idéologique qui motive cette approche qui consiste à dire que l'on préfère que les banques soient gérées par leurs actionnaires plutôt que par l'Etat.That said, many countries have found alternatives to the nationalization, which took place for example in the UK but has not been implemented in the USA , where the State intervened by lending in the long-term through subordinated securities, non-voting shares, the capital that banks need. This is not nationalization because the US government has not taken control of the banks. There is indeed an ideological reason behind this approach which consist in saying that one prefer that banks be managed by their shareholders rather than by the state.
Cela dit, c'est déjà une pente dangereuse, parce que les actionnaires gèrent les banques, mais plus simplement avec leur argent, mais aussi avec l'argent des contribuables. Donc l'approfondissement de cette logique posera de façon de plus en plus crue la question de la contrepartie de ces capitaux mis à disposition par les gouvernements et donc par les contribuables, qui s'impose aux actionnaires de ces banques, que ce soit en matière de pratiques bancaires, d'éthique, de rémunération des dirigeants ou de dividendes versés aux actionnaires. Et cela posera aussi la question du fonctionnement concurrentiel du secteur financier dans un univers où c'est le gouvernement qui apporte les capitaux, et plus simplement des actionnaires privés.However, it is already a dangerous slope, because shareholders manage the banks, but not anymore only with their money, but with taxpayers' money. So the deepening of this logic will raise more and more clearly the issue of the counterpart imposed on the shareholders of these banks for these funds made available by governments and therefore taxpayers, either in terms of banking practices, ethics, the remuneration of managers or dividends paid to shareholders. And it will also question the functioning of the financial sector in a world where the government provides the capital and not anymore only private shareholders.
Donc la nationalisation pure et simple peut sembler résoudre d'un seul coup tous ces problèmes, mais en fait, elle pose le problème de mettre en place une administration qui fera le travail que faisaient les actionnaires et les dirigeants des banques, à leur place, et en réussissant le prodige que toutes les incitations perverses qui s'étaient mises en place auparavant soient entièrement contrôlées et maîtrisées. Et cette question est aussi difficile que la première et la nationalisation n'apporte pas par elle-même la réponse à cette question.So the outright nationalization may seem to solve at once all these problems, but in fact it raises the problem to establish an administration that will do the work shareholders and directors of banks did, in their place, and miraculously controlling and mastering all the perverse incentives that were put in place earlier. And this issue is as difficult as the first and nationalization is not in itself the answer to this question.


"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes" Jacques-Bénigne Bossuet
by Melanchthon on Wed Jan 21st, 2009 at 02:59:55 PM EST

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